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Après un comparatif entre les différents synthétiseurs et expandeurs de la série SY / TG de chez Yamaha, voici un comparatif de la mythique série "L" de chez Akai. Pour cela, cliquez sur ce LIEN.

 

Voici un petit comparatif "maison" en ligne entre les différents synthétiseurs et expandeurs Yamaha SY et TG des années 80/90.

b2ap3_thumbnail_comparatif_sy.jpgCliquez sur ce LIEN pour visualiser le comparatif

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Précurseur de la souris, le crayon optique était un outil indispensable dans les années 80. Peu utilisé (à tort ?) dans la musique, il semble revenir au goût du jour mais sous une forme inattendue… Le point sur la question (article réalisé en 2007 et mis à jour en 2014).

Les plus jeunes qui liront cet article ne sauront probablement pas ce qu’est un crayon optique et pourtant, au début des années 80, de nombreux ordinateurs en étaient équipés ou proposaient cette option. C’était surtout la gamme des Thomson qui avaient démocratisé l’utilisation du crayon grâce notamment aux TO7 et MO5 (puis par la suite les TO7/70, MO6, TO8 et TO9).

Fonctionnement

Le principe est très simple : lorsque la pointe du crayon, composée d’un détecteur optique entre en contact avec l’écran, l’ordinateur détermine la position du crayon et entraîne donc une réaction programmée (validation, changement de page, dessin, etc.).

Concrètement, au lieu de déplacer votre souris sur la case « OK » puis de cliquer, il suffisait d’aller pointer avec le crayon à l’emplacement de cette case. De nos jours, il paraît difficile d’utiliser ce procédé avec les écrans plats dont la fragilité des dalles n’est plus à démontrer (qui n'a pas la hantise du pixel mort ?). Toutefois, ce système a eu son heure de gloire dans le domaine musical au début des années 80 grâce au… Fairlight !

Un crayon nommé Fairlight

Eh oui, cet instrument mythique utilisait un crayon optique comme lien entre l’homme et la machine. On pouvait ainsi, par exemple, intégrer des notes sur une partition ou bien modifier en temps réel les paramètres d’un son en jouant sur l’affichage de ses enveloppes. On peut voir sur de nombreuses vidéos des artistes comme Daniel Balavoine ou Peter Gabriel utiliser le crayon optique avec un Fairlight.


J’ai en mémoire un concert de Duran-Duran qui passait à la télévision et où l'on pouvait distinguer l’un des musiciens s’amuser à modifier le son d’un Fairlight en jouant de cette manière. Impressionnant pour l’époque, surtout quand on connaissait le prix de cette machine, réservée essentiellement à l’élite des musiciens.

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Jean Michel Jarre a fait un album sur les révolutions en 1988. Il est bien placé pour en parler, car étant de la partie, il a utilisé et parfois devancé les autres avec les nombreuses révolutions de la technologie musicale de ces trente dernières années. Retour vers le futur…

Il est parfois intéressant de faire un bref retour en arrière pour se rendre compte de la formidable (r)évolution qui a bouleversé le paysage musical. Cela peut donner l’impression que c’était hier - ce qui n’est pas faux car ce n’est pas encore si loin de nous - et pourtant, quel chemin parcouru.

Première révolution

La première révolution est sans conteste l’apparition du synthétiseur. Machine diabolique à ses débuts où nombreux étaient ses détracteurs qui ne voyaient en lui qu’un « gadget » et non un véritable instrument de musique.
Il faudra la persévérance de constructeurs comme Bob Moog et la « vulgarisation » de la musique issue de synthétiseurs dans les années 70 avec par exemple Jarre, Vangelis, Kraftwerk, Tangerine Dream pour faire entrer cet instrument dans le langage musical courant.

Chacun voit MIDI…

Au début des années 80, alors que les synthés commençaient à peine à infiltrer les compositions musicales des Charts, l’apparition de la norme MIDI a fait exploser le secteur en permettant enfin à des machines de communiquer facilement et surtout de manière fiable entre elles.

Cela a donné naissance à une flopée de synthétiseurs mythiques comme le Yamaha DX7, le Roland D-50 ou encore le Korg M1 (les trois appareils les plus vendus de tous les temps). En parallèle est arrivée la New Wave et les productions musicales à base de synthés ont squattés le Top 50 durant pas mal d’années.

Et l’audio arriva

Mi-80 jusqu’à début 90, c’est l’audio qui a insufflé une nouvelle révolution avec notamment la démocratisation du sampling grâce à des marques comme Akai ou Roland. Avec des prix élevés certes mais relativement abordables, le home studiste lambda pouvait enfin reproduire chez lui les cordes du Philharmonique de Berlin ou la guitare de Van Halen. Entre un Fairlight CMI (sampleur mythique) à 300 000 Francs et un Akai S1000 à 30 000 F, le calcul était rapide. Citons également les Emulator de chez E-mu, autres instruments de légende à des prix « raisonnables ».

Les premiers Direct-to-Disk multipistes firent ensuite leur apparition avec toujours comme chef de file Akai (avec les séries DT) et les workstations/sampleurs fleurirent. C’était le bon temps où l’on était fier de ses 30 secondes maximum de sampling à 16 bits / 44,1 KHz que l’on optimisait au maximum car la mémoire RAM était comptée (et chère !).

L’informatique débarque

Et puis, en parallèle, tandis que les instruments électroniques progressaient, l’informatique évoluait à vitesse grand V. Bien sûr, il existait l’Atari ST qui occupait plus de 90 % du setup du home studiste, mais la marque ne sut pas assez se renouveler ni faire face à la rude concurrence des PC et des Macintosh. Ce dernier devint l’ordinateur de prédilection des musiciens dès la fin de l’Atari.

Le PC combla rapidement son retard ce qui fait que désormais, l’informatique musicale se trouve ainsi partagée : pour les professionnels 70 % Mac et 30 % PC et pour le grand public 80 % PC et 20 % Mac.

Quoi qu’il en soit, à partir de la moitié des années 90 et jusqu’à maintenant, l’informatique musicale a été le plus gros bouleversement. J’ai pu sentir ce mouvement au plus près puisqu’en 1999 je lançais la version française du magazine anglais Computer Music (le titre parle de lui-même). Énorme succès qui comblait une large attente des utilisateurs qui commençaient à être désorientés par les nombreux changements.
Car, il faut bien le dire, on peut désormais tout réaliser avec un ordinateur : séquenceur, sampling, MIDI, effets, mixage, masterisation, instruments virtuels, arrangements, partitions, apprentissage musical. L’ordinateur est devenu le nerf central du studio à partir duquel tout s’articule.

De l’information en masse

Or, si l’on fait un parallèle entre l’évolution de l’instrument qui nous concerne, c’est-à-dire le clavier, on note une augmentation exponentielle des capacités du musicien à « dompter » sa machine. Explications. En premier lieu, prenons la technique de base qui consiste à jouer. Quel que soit l’instrument, vous devez apprendre à jouer, c’est-à-dire posséder un minimum de solfège mais également une technique de jeu de l’instrument.

Pour un piano, en plus de savoir jouer, vous devez apprendre à utiliser le pédalier, et c’est tout (ce qui n’est déjà pas si mal). Avec un synthétiseur, vous allez, en plus du jeu et du pédalier, apprendre à maîtriser son fonctionnement, plus ou moins complexe suivant les modèles. Pour résumer : tout ce qui est navigation dans les menus et paramètres mais également les principes de synthèse sonore pour créer de nouveaux sons, le sampling (avec la prise de son), l’utilisation des effets, le jeu avec le pitch bend et la modulation, etc.

Maintenant, transposez cela à un ensemble de plusieurs appareils, tous différents, si vous avez les moyens de vous concocter un "maousse" home studio : cinq ou six claviers, une douzaine d’expandeurs en rack, quelques boîtes à rythmes, des racks d’effets, une table de mixage, un magnétophone, etc. Autant d’appareils qui demandent une maîtrise différente plus une expérience pour arriver à les faire cohabiter ensembles, pour qu’ils fonctionnent au doigt et à l’œil, avec le moins de bugs possible.

Et pour couronner le tout, ajoutez à cela l’informatique, avec la maîtrise du (ou des) logiciel(s) et surtout le système d’exploitation (Windows, Mac OS ou Linux) qu’il vaut mieux connaître parfaitement si l’on ne veut pas se retrouver bloqué avec les incompatibilités et bugs récurrents.

Le musicien d’aujourd’hui et de demain

Le musicien d’aujourd’hui ne doit plus simplement se contenter de savoir jouer de la musique, il doit également maîtriser parfaitement toute la chaîne du home studio et avoir des connaissances en audio, mixage, prise de son et informatique. Et ne parlons pas d’électronique si l’envie lui prend de bidouiller un peu son matériel.

Si cela ne suffisait pas, l’invasion d’Internet dans notre vie courante a bien sûr eu des répercussions sur la musique. Mettons de côté l’aspect MP3 et piratage et concentrons-nous uniquement sur le système Internet.

Être présent sur le Web pour un artiste est désormais primordial. En dehors de l’adresse mail indispensable, un site en forme de vitrine permet de se faire connaître à travers le monde pour un prix modeste, voire nul pour des prestations de base. Le phénomène des réseaux sociaux est un exemple frappant où une vaste communauté de musiciens est présente. Je connais d’ailleurs plusieurs musiciens qui ont leur page, presque à contrecœur car le concept ne les séduit pas, mais simplement parce que c’est désormais un passage obligatoire.

Le musicien d’aujourd’hui doit donc s’adapter à cette nouvelle révolution, car cela en est bien une. Cette fois non pas une nouvelle manière de travailler ou composer la musique mais de communiquer et promouvoir son talent.

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Au début, vinrent les machines afin de créer un genre nouveau de musique. Puis les logiciels s’installèrent via l’ordinateur et prirent le contrôle absolu du home studio. Près de trente ans après cette révolution musicale, le musicien en sort-il réellement vainqueur ?

Car, si l’on part du constat que l’on peut mélanger le hardawre et le software ou bien que chacun travaille comme il l’entend, on ne peut nier que l’informatique musicale a bouleversé le paysage du home studiste ces dix dernières années.

Retour aux sources

Pour ceux qui démarrent la musique de nos jours directement avec la MAO, il est certain que passer à une solution matérielle peut sembler aberrante pour ne pas dire incongrue. Car il est vrai que l’on prend vite des habitudes et délaisser sa souris, la gestion de l’audio sur l’ordinateur, voire même l’ordinateur peut être déroutant. Je ne parle même pas de modifier des sons directement sur un synthétiseur physique, là on frise le scandale.

Et pourtant… de tout temps, le rapport à la musique était à la base physique, c’est-à-dire que l’on ressentait, l’on vibrait avec son instrument. Si cela est d’autant plus vrai pour des instruments à cordes ou à vent, concernant le synthétiseur on pourrait qualifier cet état de plus froid. Il n’en est pourtant rien, car qu’on le veuille ou non, le synthétiseur est un instrument à part entière, qui peut certes imiter tous les autres instruments, mais également concevoir des sons originaux et uniques.

Sa maîtrise demande tout autant d’apprentissage et d’abnégation que pour le piano ou le violoncelle mais demande en plus de la technique de jeu, l’apprentissage de son utilisation, c’est-à-dire savoir naviguer dans ses paramètres, utiliser les molettes de Pitch-Bend et de Modulation et savoir le configurer dans son setup de home studiste.

Synthétiseur : un instrument complexe

En plus des éléments cités plus haut, on peut également considérer un appareil électronique comme unique, tout comme un piano. Certes, avec un peu plus de similitude entre eux que les pianos, mais du fait de variations de fabrications qui englobe une telle quantité de paramètres, il est courant qu’un synthé sorti d’usine en fin d’année regroupe en son sein de nombreux composants différents de son homologue sortie d’usine en début d’année.

Au final, on peut se retrouver avec des variations (même infimes) au niveau sonore. Un exemple frappant est l’expandeur Roland MKS-80 qui existe en deux versions. L’une baptisée REV 4 et l’autre REV 5. On se retrouve avec deux clans d’aficionados, prêchant chacun pour son filtre préféré. Le Roland JX-3P possède également plusieurs versions : l'une avec 2 prises MIDI et l'autre avec 3 connecteurs.

Passionné des sons Roland entre 1980 et 1989 et tout particulièrement pour les séries MKS et JX, j’ai eu en ma possession de nombreuses machines de la marque. Parfois deux identiques et parfois un clavier et sa version rack. C’est notamment le cas du JX-3P (clavier) et du MKS-30 (expandeur).

Je me suis amusé à programmer le même son sur deux claviers et un expandeur. Les résultats sont assez amusants mais demandent néanmoins une certaine « oreille ». Entre les deux claviers, on pouvait noter qu’un JX offrait un son plus « chaud » tandis que l’autre tirait légèrement vers le « métallique ». Enfin, le rack semblait procurer un effet que je qualifierais de « pop » dans les aigus. À 95 %, le son de ces trois machines était équivalent mais... mais... mais... les 5 % restant faisaient la différence.

Et maintenant le software

Pourquoi parler autant du synthétiseur alors que le sujet de ce texte est justement la confrontation logiciel/matériel ? Parce que justement, toute l’explication vient de cette passion à parler d’un instrument. Qui pourrait parler des heures d’un logiciel, hormis décrire ses caractéristique pendant quelques minutes ?

Un synthé, on en prend soin (enfin pas tous, vu les carcasses que j’ai parfois aperçues dans des studios… hum), on le prend parfois en photo, on le balade à des concerts, des soirées et cela nous laisse des souvenirs, on le revend pour en acheter un nouveau.

Et le logiciel ? Qui le prend en photo, qui en prend soin et qui le revend au bout de deux ans car il ne vaut généralement plus rien ? Pas grand monde. Le logiciel est virtuel. Il tient sur un CD ou DVD, s’installe une fois dans son ordi et après on l’utilise. Il n’y a plus ce rapport physique avec l’instrument. Et dorénavant, il n'est même plus physique. Par exemple, la dernière version de Logic Pro (la X) n'est disponible qu'en téléchargement sur l'Apple Store. Un destin qui suit celui des morceaux de musique : le CD disparaît au profit du téléchargement. La dernière barrière physique vient de sauter - désormais, nous entrons de plein pied dans le monde du virtuel.

Le lien entre l'humain et la machine ne se fait désormais qu’avec le clavier et surtout la souris.

Souris donc !

Eh oui, la souris, magnifique invention que l’on doit à Xerox, puis repris habilement ensuite par Apple. Le moyen pour l’homme de se mouvoir au sein de l’ordinateur de manière plus rapide que le clavier, mais pas forcément mieux que le crayon optique. Invention pratique, périphérique incontournable (encore que le Trackpad a ses avantages sur les ordinateurs portables…) mais c’est un véritable « tue la musique » que l’on a fabriqué.b2ap3_thumbnail_souris.pngJe vais passer pour un "vieux" mais je reste attaché au « contact » dans la musique. Je préfère cent fois tourner un potentiomètre avec mes petits doigts que de cliquer sur une représentation de potar dans un logiciel.

De même, rien de plus pénible que d’aller dans un sous-sous-menu d’un mini-écran de console numérique afin de donner un peu plus de gain à un effet. Je préfère tourner le bouton dédié de ma console même si cette dernière fait deux mètres de largeur afin d’avoir mes 56 pistes plutôt que de commuter une énième fois sur le bouton switch dédié de ma numérique qui n’a qu’une tranche de seize pistes. C’est comme ça, on ne se refera pas.

Contrôle

Mais, je reste persuadé que le contact humain demeure essentiel dans la création musicale. D’ailleurs, il suffit de voir le nombre d’interfaces de contrôle avec moult potentiomètres et boutons qui sont sur le marché, ainsi que les claviers de commande qui intègrent des fonctions similaires pour se rendre compte de l’intérêt du public.

De même, pour continuer sur ma comparaison entre logiciel et matériel, je parlais des différences de sons entre deux machines identiques. Je doute qu’entre deux logiciels on obtienne une réelle différence sonore.

Le soft a du bon

Toutefois, je ne suis pas un intégriste nostalgique des machines. J’aurais l’air malin après avoir tant vanté les mérites de l’informatique musicale au travers de nombreuses revues dédiées. Non, j’ai simplement une préférence en la matière, que je tente d’expliquer.

J’ai suivi la technologie et je suis passé aussi à un moment au quasi tout-en-un informatique. C’est vrai que cela a de bons côtés : énorme gain de place, on peut emporter avec soi son studio grâce à un portable, une interface et un clavier auto-alimentés, ainsi que les caractéristiques propres aux logiciels : capacité de stockage (et de sauvegarde) illimité, vaste bibliothèque sonore, programmes gratuits performants, gestion de l’audio extraordinaire, puissance des synthétiseurs et effets virtuels…

Et c’est sans compter sur le coût des produits. Un Yamaha DX7 virtuel coûte dix fois moins cher que son homologue clavier de l’époque, avec en plus une polyphonie étendue et une capacité de stockage sans commune mesure.

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Le seul hic pour l’instant reste qu’il faut un ordinateur extrêmement puissant aussi bien en ressource processeur qu’en RAM et que si l’on s’aventure à vouloir faire cohabiter plusieurs programmes avec des cartes DSP et des interfaces USB ou FireWire, il y a de fortes chances de s’arracher les cheveux avec les problèmes de compatibilité, de mise à jour et de bugs des différents produits. Il faut donc s’armer de patience et avoir de sérieuses notions d’informatique. Sans compter les changements de connectique, comme par exemple les derniers Macintosh qui utilisent désormais des ports Thunderbolt à la place du FireWire (et obligent ainsi à acheter un adaptateur, ajoutant un paramètre de plus au niveau d'un possible dysfonctionnement).

L’avenir

Il est difficile d’envisager un retour en arrière, tant l’informatique et Internet sont impliqués dans notre vie de musicien. Chacun choisira sa manière de travailler en fonction de ses besoins, ses habitudes et ce qu’il a envie de faire.

Même si le sampling se fait dorénavant sur ordinateur, cela ne m’a pas empêché d’acheter un Akai S1000, ainsi qu’un K2000R. Par nostalgie, par envie, par besoin ? Peut-être les trois ? Quoi qu’il en soit, mon prochain studio en cours d’aménagement sera à plus de 70 % composé de machines entre les années 80 et 95 avec une grosse console analogique pleine de potard a trituré. Qu’on se le dise !

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